Faut-il craindre les nanoparticules ?

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faut-il avoir peur des nanoparticules phykoplus

Les nanoparticules industrielles sont présentes dans de nombreux produits du quotidien. On les retrouve par exemple dans les produits cosmétiques et d’hygiène corporelle, dans les textiles, dans les médicaments… et surtout dans les produits alimentaires.

Dès la petite enfance, nous sommes confrontés, souvent sans même le savoir, à une consommation chronique de nanoparticules.

Les nanoparticules, c'est quoi ?

qu'est-ce-que les nanoparticules phyko+

Les nanoparticules sont des particules ultra-fines. Leur diamètre est inférieur à 100 nanomètres.

Elles sont 100 fois plus petites que les particules fines toxiques qui émanent des pots d’échappement des véhicules.

Les nanoparticules ont été intégrées par les industriels aux produits de consommation car elles leur confèrent de nouvelles propriétés.

Elles sont utilisées dans de nombreux domaines.

Dans l’alimentation, le dioxyde de silice (ou E 551) améliore les émulsions. Il est ajouté à certaines préparations déshydratées comme les soupes, les cappuccinos, les épices.

Les fibres sont enrichies de nanoparticules d’argent afin de conférer au textile une action antibactérienne ou anti-odeur.

Dans le secteur de la cosmétique, les nanoparticules sont principalement utilisées comme colorants, épaississants ou anti-UV.

Dans l’industrie pharmaceutique, elles sont employées comme excipients dans des médicaments courants : antalgiques, paracétamol, médicaments de phytothérapie…

Les nanoparticules sont intégrées dans les peintures et les revêtements pour leur propriétés autonettoyantes.

Comment les nanoparticules pénètrent-elles dans notre corps ?

Phykoplus nanoparticules

Les nanoparticules s’introduisent dans l’organisme par la peau, par l’appareil respiratoire et par l’appareil digestif.

Les nanoparticules présentes dans les produits cosmétiques ou les produits d’hygiène corporelle pénètrent lors de l’application sur la peau. Elles traversent l’épiderme, le derme pour arriver au tissu sous-cutané. Leur absorption est facilitée s’il y a une action mécanique (frottement) ou si la peau est abîmée. Ces nanoparticules peuvent passer la barrière de la peau et aller vers le sang.

Les nanoparticules en suspension dans l’air que nous respirons pénètrent par inhalation. Les plus petites d’entre elles peuvent atteindre le cerveau par le nerf olfactif. Celles qui sont un peu plus grosses, passent dans les poumons et se déposent dans les bronches et les alvéoles pour y provoquer des inflammations. Elle peuvent franchir la barrière pulmonaire et atteindre le système circulatoire.

L’ingestion est une autre voie principale d’entrée des nanoparticules. Ces dernières suivent le voyage du bol alimentaire et progressent jusqu’à l’intestin. Leur présence se traduit notamment par une réaction inflammatoire de la muqueuse du côlon. Les nanoparticules peuvent franchir la barrière intestinale pour aller dans la circulation sanguine.

Bien sûr, une partie de ces nanoparticules est éliminée par les urines et selles. Mais une autre partie franchit les barrières physiologiques et s’accumule dans le corps.

En effet, dès lors qu’elles se retrouvent dans le flux sanguin, les nanoparticules peuvent être distribuées dans tout l’organisme.

Que se passe-t-il une fois les barrières de protection de l’organisme franchies ?

En fonction de la voie d’entrée dans l’organisme (par application cutanée, par inhalation ou par ingestion), les nanoparticules vont potentiellement s’accumuler dans différents organes essentiels à notre santé et y rester.

Inhalées, les nanoparticules s’accumulent dans les poumons mais aussi dans le foie, le cœur, la rate, les reins, le cerveau .

Ingérées, elles passent la barrière intestinale et vont s’accumuler dans différents tissus, surtout au niveau du foie.

Les nanoparticules ont-elle une potentielle toxicité ?

Les propriétés physico-chimiques des nanoparticules (leur taille, leur forme, leur composition chimique, leur capacité à se dissoudre dans les milieux biologiques riches en oxygène…) vont être responsables de mécanismes de toxicité.

Les nanoparticules peuvent interagir entre elles, s’agréger, s’agglutiner, interagir avec d’autres particules…

Certaines nanoparticules ont la propriété de transporter à leur surface des substances toxiques qui vont pouvoir ainsi pénétrer plus facilement dans l’organisme.

Quand elles traversent les cellules, cela a été démontré par des études in vitro sur des cellules en culture, elles sont à l’origine de la formation de radicaux libres.

Ces radicaux libres ont la capacité de causer des dommages sur les mitochondries, sur l’ADN ou sur des protéines nucléaires et de favoriser le vieillissement prématurés des cellules.

Chez des animaux exposés aux nanoparticules, des études ont révélé l’apparition de troubles tels que des anomalies ou des malformations dans le développement ou la reproduction, des troubles neurologiques, des lésions cardiaques, des phénomènes d’immunodéficience, des réactions d’hypersensibilité et d’allergie, des effets cancérogènes.

Aujourd’hui, les nanoparticules sont présentes dans plus d’un millier de produits du quotidien. 

Et les industriels continuent de mettre sur le marché des produits qui contiennent des nanoparticules sans étude de toxicité préalable.

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail, l’ANSES, recommande de favoriser des produits dépourvus de nanoparticules. 

Encore faut-il savoir s’ils en contiennent. Car rares sont les étiquetages qui mentionnent la présence de nanoparticules.

Conclusion

On devait déjà prendre garde aux métaux lourds, aux herbicides, aux pesticides, aux dioxines, aux perturbateurs endocriniens, à la pollution électromagnétique… à tous les agents pathogènes issus de l’homme présents dans l’air, dans l’alimentation, dans les médicaments, dans les produits de consommation courante…

Dorénavant, il faut aussi faire attention aux nanoparticules.

Alors comment préserver son organisme ? Les vertus des antioxydants qui agissent en neutralisant les radicaux libres semblent être une voie prometteuse… à la condition qu’ils ne soient pas composés de nanoparticules bien sûr.

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