Comprendre le sommeil

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Les bienfaits du sommeil

Nous passons en moyenne plus d’un tiers de notre vie à dormir. Loin d’être une perte de temps, le sommeil permet à l’organisme de faire des « mises à jour » nécessaires en toute tranquillité. 

Durant le sommeil, le corps répare, range et nettoie. Il exécute toutes les tâches impossibles à réaliser au stade d’éveil. La conscience et les muscles font une pause bien méritée. L’inconscient, lui, tourne à plein régime.

Lorsque nous dormons, le cerveau est en pleine ébullition. Il range les données emmagasinées dans la journée en faisant le tri. Il conserve les informations utiles et supprime celles qu’il juge inutiles.

Il reprend également les anciennes données pour s’assurer si elles sont toujours utiles ou s’il faut en couper des morceaux inutiles pour « libérer de la place ».

Si les souvenirs ne sont pas régulièrement sollicités, ils s’effacent. Mais leurs conséquences demeurent. Tout comme nous jetons des brouillons après avoir recopier une lettre au propre, le cerveau effectue un travail de tri durant le sommeil.

Le travail effectué pendant la nuit

Donc le sommeil permet d’enregistrer et d’effacer de manière à pouvoir commencer une nouvelle journée avec un esprit bien rangé. 

Pendant que l’on se repose, le cerveau s’occupe aussi du corps. Il stimule la sécrétion de certaines hormones, comme celle de croissance qui permet de grandir et d’aider les cellules à se régénérer, afin qu’elles puissent agir durant l’inactivité nocturne. 

On peut parfaitement se rendre compte que lorsque l’on manque de sommeil, le teint est plus terne, des douleurs apparaissent et les maladies guérissent moins rapidement.

Le sommeil permet au corps de profiter d’un repos digestif pour éliminer les toxines. C’est pour cela que les urines sont beaucoup plus colorées et concentrées le matin. L’organisme met en marche son mécanisme d’élimination et de drainage pour réguler à la fois la température corporelle et le poids.

Le corps a donc besoin d’énergie pour effectuer toutes ces tâches. Il va la puiser dans ses réserves en lipides (dans la graisse). C’est pourquoi nous avons faim au réveil malgré notre manque de dépense physique. Lors de réveils nocturnes, le fait de grignoter apporte une nouvelle source d’énergie. Le corps va se servir directement dans cet apport facile d’accès, ce qui va dérégler la métabolisation des lipides, empêcher le repos digestif et apporter de nouveaux nutriments à stocker. Pour faciliter la tâche nocturne de l’organisme, l’idéal est de manger léger le soir, au moins une heure et demie avant le coucher.

Plus qu’une période de repos, le sommeil joue un rôle essentiel dans l’apprentissage, la beauté et surtout la santé.

Comment profiter au mieux des bienfaits du sommeil ?

L’envie de dormir intervient la plupart du temps lors d’une phase de repos, sauf en cas de grande fatigue.

Si l’on ne se couche pas au moment où l’on ressent les premiers signes de fatigue (par exemple des picotements dans les yeux, les paupières lourdes, des bâillements, une raideur dans la nuque), il faudra attendre 90 minutes qu’une autre phase de repos intervienne pour pouvoir dormir facilement.

Il est possible de se coucher lors d’une phase d’activité. Mais le flux de pensées, le travail cérébral et l’agitation dans les membres seront plus difficiles à apaiser. On risque de tourner dans le lit sans trouver une place confortable et d’être stimulé par ses pensées. Le mieux à faire quand on ne trouve pas le sommeil est de se relever et de donner à son corps l’activité dont il a besoin (par exemple faire du ménage, lire un livre) jusqu’au prochain cycle de repos pour ne pas s’énerver inutilement et perturber par la contrariété le sommeil à venir.

Pour s’endormir pendant une phase d’activité, on peut pratiquer quelques exercices de sophrologie ou de méditation qui permettront de faire le vide dans son esprit et de détendre le corps. 

Durant le sommeil, la première phase (c’est-à-dire les premières 90 minutes) est consacrée à la récupération de l’énergie.  En effet, le corps en récupère 50 % pendant cette seule phase. Les suivantes seront récupératrices à hauteur d’environ 15 % chacune et le cerveau se mettra à tourner à plein régime.

Le réveil doit de préférence intervenir à la fin d’une phase de repos. Un réveil en plein milieu perturbe le corps et le cerveau qui éprouveront des difficultés à se synchroniser avec le rythme imposé. Il en découlera un manque de vigilance, l’impression de se réveiller encore fatigué, des difficultés à sortir du sommeil.

Quelques conseils

  • Respecter son cycle biologique.
  • Se coucher si possible aux premiers signes de fatigue.
  • Dormir au moins 5 cycles complets de 90 minutes chacun.
  • Se réveiller à la fin d’une phase de repose de préférence.
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